À Belgrade, l’établissement français est confronté à une échéance particulièrement inquiétante : le bail de ses locaux actuels doit prendre fin le 31 décembre 2026 et, selon les informations recueillies par le SNALC, son renouvellement ou sa prolongation n’est pas, pour l’instant, envisagé par le bailleur DIPOS.
Sans locaux conformes, c’est l’avenir même de l’établissement qui est en jeu : maintien de l’homologation, scolarité des élèves et emploi des personnels sont directement menacés. Cette situation est d’autant plus préoccupante que les difficultés liées aux locaux sont connues depuis plusieurs années et que l’établissement est placé sous surveillance de l’AEFE sur ce dossier.
Une solution de relogement provisoire a été soumise au vote des parents le 8 octobre dernier. Elle a été largement rejetée, dans un contexte de fortes inquiétudes sur les conditions d’un déménagement rapide. À moins de trois mois de la fin du bail, aucune solution validée ne semble donc aujourd’hui permettre d’assurer sereinement la continuité de l’école.
Le SNALC, par la voix de son responsable SNALC Serbie et professeur de Lettres, Pierre François GARDE, alerte sur l’urgence de la situation. Les personnels, qui ont exprimé leurs préoccupations lors d’une intersyndicale et d’une assemblée générale, ne peuvent être laissés dans l’incertitude quant à leur avenir professionnel ni quant au devenir de leur établissement.
Le SNALC prendra rapidement attache auprès de l’AEFE afin d’obtenir des réponses précises sur les solutions envisagées, le calendrier des décisions et les garanties apportées aux élèves comme aux personnels. Il est indispensable que toutes les parties prenantes prennent désormais leurs responsabilités pour éviter une rupture brutale de l’enseignement français à Belgrade.





