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Guadeloupe : laisser durer, c’est laisser pourrir

© Freepik

Quand des tensions professionnelles s’installent, toute une communauté de travail peut en subir les conséquences. Le traitement des alertes devient alors une question collective : comment permettre à chacun de travailler dans un cadre respectueux ?

Dans un collège de Guadeloupe, le SNALC DETOM suit une situation marquée, selon les éléments recueillis, par des mises en cause personnelles répétées à l’occasion de différents désaccords professionnels.

La contestation d’une répartition de services figure parmi les épisodes du dossier. Dans un écrit transmis, une enseignante annonce vouloir entreprendre des démarches pour « prouver votre absence de professionnalisme à mon encontre ». Nous estimons que cette formulation déplace l’échange vers une mise en cause personnelle. Elle doit être examinée dans le contexte des autres faits signalés.

Le sujet dépasse les fonctions des personnes concernées : comment l’administration traite-t-elle une succession de difficultés qui lui sont rapportées ? Examine-t-elle chaque épisode séparément ou prend-elle aussi en compte leur répétition et leurs effets sur les relations de travail ?

Un autre événement a nécessité, selon les informations communiquées, l’intervention de l’équipe mobile de sécurité : une ancienne membre du personnel aurait refusé de quitter l’établissement malgré la demande de la direction. Cet événement implique une autre personne et doit être apprécié pour lui-même. Il appelle également des réponses sur le respect des règles de fonctionnement de l’établissement.

Le rectorat a été alerté. Nous estimons que sa réponse reste insuffisante face à la persistance des difficultés signalées. Lorsque les alertes se répètent sans qu’une amélioration soit perceptible, le sentiment que certains comportements restent sans conséquence peut s’installer. L’autorité académique doit prendre ce risque au sérieux et expliquer les suites concrètes données aux signalements.

Préserver l’apaisement exige de fixer un cadre et d’en assurer le respect. Nous demandons au rectorat de préciser les vérifications réalisées, les mesures prises et leur suivi. Les personnels doivent pouvoir constater que leurs alertes sont effectivement traitées et que les comportements établis comme inacceptables appellent une réponse adaptée.

Une plainte destinée au procureur de la République est en préparation concernant certains écrits et comportements dénoncés. L’autorité judiciaire appréciera les faits et les suites à leur donner, sans que cette démarche préjuge d’une responsabilité pénale.

Enseignant, AESH, AED, personnel administratif, technique ou de direction : chacun doit pouvoir signaler une difficulté et obtenir un examen sérieux des faits. C’est cette exigence commune que défend le SNALC DETOM : des règles respectées, des alertes traitées et des réponses qui produisent des effets.