Le rectorat annonce une équipe chargée d’accompagner un principal de collège et de favoriser le dialogue avec les personnels. Le SNALC DETOM prendra cette ambition au sérieux. Il sera tout aussi attentif aux méthodes employées et aux résultats obtenus.
Le SNALC DETOM demande au rectorat de préciser les garanties d’impartialité du dispositif, ainsi que les modalités permettant à chaque personnel concerné de faire valoir ses observations. La confiance nécessaire à cet « accompagnement » suppose une mission clairement définie et des méthodes transparentes.
Selon les informations qui nous ont été communiquées, plusieurs intervenants sont annoncés, pour un dispositif prévu jusqu’à la semaine précédant les vacances scolaires. Quels besoins justifient cette mobilisation ? Quel sera le rôle de chacun ? Selon quel calendrier ? Quels comptes rendus seront produits, à quels destinataires et pour quel usage ?
Le mot « accompagnement » ne tient pas lieu de feuille de route.
Nous demandons que la mission, ses objectifs et ses modalités soient précisés par écrit. Les constats doivent être étayés, les comptes rendus doivent distinguer les faits des interprétations et les personnes concernées doivent pouvoir présenter leurs observations.
L’article L. 121-1 du Code général de la fonction publique impose aux agents publics d’exercer leurs fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité. Ces exigences doivent guider chacune des interventions.
Cet « accompagnement » sera apprécié sur ses actes et ses effets. Contribue-t-il à rétablir le dialogue ? Apporte-t-il un soutien concret ? Permet-il d’améliorer les conditions de travail des personnels ? Voilà les critères auxquels nous serons attentifs.
Nous suivrons les interventions, les écrits produits et les suites qui leur seront données. Tout écart documenté avec les objectifs annoncés fera l’objet d’une demande d’explications et, si les faits le justifient, d’un signalement circonstancié.
La rectrice sera directement interrogée sur les garanties apportées, les modalités de suivi et l’usage des comptes rendus dans les décisions ultérieures. Les éléments documentés alimenteront également le dossier que le SNALC DETOM prépare à destination de la DGRH.
Notre vigilance concerne l’ensemble des personnels et toute la chaîne de pilotage du dispositif. Restaurer le dialogue suppose d’écouter les différentes parties, d’examiner précisément les difficultés et de rendre les choix compréhensibles.
Les personnels attendent une amélioration réelle de leurs relations professionnelles et de leurs conditions de travail. C’est à cette exigence que nous mesurerons la réussite de cet « accompagnement ».





