Des écrits mettant personnellement en cause une cheffe d’établissement, un refus de quitter les lieux nécessitant l’intervention de l’équipe mobile de sécurité, des alertes auprès du rectorat : dans un collège de Guadeloupe, les réponses apportées doivent désormais se mesurer à leurs effets.
À l’origine du dossier, une contestation de la répartition des services. Une enseignante annonce notamment vouloir entreprendre des démarches pour « prouver votre absence de professionnalisme à mon encontre ».
Contester une décision, demander des explications ou solliciter un réexamen fait partie des échanges professionnels. Mais la mise en cause personnelle répétée dégrade ces échanges et appelle une réponse. Les écrits et les comportements signalés dans ce dossier doivent être examinés sérieusement.
Un autre épisode est venu aggraver la situation : selon les faits rapportés au SNALC DETOM, une ancienne membre du personnel, venue rencontrer cette enseignante, a refusé de quitter l’établissement malgré la demande de la principale. L’intervention de l’équipe mobile de sécurité a été nécessaire.
Lorsqu’un différend professionnel s’accompagne de tels incidents, quelques rappels généraux ne suffisent plus à rassurer les personnels.
Le rectorat a été alerté. Lors des échanges avec le SNALC, le caractère difficilement acceptable des écrits a été reconnu et un « sentiment d’impunité » a été évoqué. Ces constats doivent maintenant déboucher sur des réponses concrètes : examen des faits, mesures adaptées et prévention de nouveaux incidents.
Une plainte destinée au procureur de la République est actuellement en préparation concernant les écrits et les comportements dénoncés. Son dépôt est prévu prochainement. Il appartiendra à l’autorité judiciaire d’apprécier les faits et les suites à leur donner.
Cette démarche appelle aussi un suivi administratif précis. Quelles suites ont été données aux signalements ? Quelles mesures permettent aujourd’hui de garantir des relations professionnelles respectueuses et le bon fonctionnement de l’établissement ?
Le SNALC DETOM attend des actes vérifiables. Nous suivrons les réponses apportées et l’évolution de la situation. La considération exprimée lors d’un entretien se mesure ensuite à la manière dont les difficultés sont effectivement traitées.
Dans un établissement scolaire, chacun doit pouvoir contester, expliquer et défendre sa position dans un cadre respectueux. Lorsque ce cadre se dégrade durablement, l’autorité académique doit intervenir. Laisser les tensions s’installer, c’est exposer toute la communauté de travail à leurs conséquences.





