Au collège Trianon, le chef d’établissement fait aujourd’hui l’objet d’une mise en cause particulièrement grave autour de son management.
Le SNALC Martinique tient à rappeler une règle simple : une accusation ne devient pas une vérité parce qu’elle est répétée. Elle doit reposer sur des faits précis, datés, vérifiables et contradictoirement examinés.
Or, les éléments portés à notre connaissance interrogent : documents non signés ou non datés, faits indirectement rapportés, griefs anciens ou jamais communiqués au chef d’établissement, appréciations subjectives présentées comme des éléments d’accusation. Face à une qualification aussi lourde que celle de « management délétère », cette légèreté méthodologique est inacceptable.
Le SNALC ne nie jamais les difficultés que peuvent rencontrer les personnels dans un établissement. Elles doivent être entendues, prises au sérieux et traitées. Mais elles ne peuvent servir de prétexte à une mise en cause progressive d’un chef d’établissement sur la base de ressentis, de suppositions ou d’éléments insuffisamment établis.
Le chef d’établissement doit connaître précisément ce qui lui est reproché, avoir accès aux éléments retenus et pouvoir y répondre avant toute conclusion ou décision le concernant. C’est le principe même du contradictoire. C’est aussi une exigence de respect et de justice.
Le SNALC sera particulièrement vigilant quant aux conditions de la mission engagée par le rectorat de Martinique. Une mission d’écoute et d’analyse peut être utile, à condition qu’elle demeure impartiale, rigoureuse et respectueuse des droits de chacun. Elle ne doit pas se transformer en enquête à charge ni en outil d’éviction déguisé.
Les personnels de direction ne sont pas des variables d’ajustement. Ils ont droit, comme tous les agents, à une protection institutionnelle réelle face aux accusations non objectivées et aux méthodes de management inacceptables.
Le SNALC regrette également que, dans ce contexte déjà sensible, certains personnels du rectorat de Martinique n’aient pas estimé nécessaire de respecter les règles élémentaires de courtoisie. Ce manque de considération contribue à alimenter le malaise et l’inquiétude légitime du chef d’établissement concerné.
Le SNALC Martinique ne laissera pas s’installer l’idée qu’un chef d’établissement peut être fragilisé, isolé ou sanctionné sans faits clairement établis. Nous continuerons à défendre le respect des personnels, la vérité des faits et le bon fonctionnement serein des établissements.
Voir article sur la même thématique en Guadeloupe : L’autorité de la direction ne se négocie pas





