Search
Filtres génériques
Correspondance exacte uniquement
Rechercher dans le titre
Rechercher dans le contenu
Filtrer par Catégories
Sélectionner tout
Actualités
COM
Nouvelle Calédonie
Polynésie Française
Saint Pierre et Miquelon
Wallis et Futuna
Congrès
Contact
Adhérer au SNALC
Détachés
CANOPE
CNED
Ecoles Militaires
Etranger
AEFE
Expatriés
Recrutés locaux
Résidents
Autres pays
Andorre
Monaco
Autres réseaux
Ecoles Européennes
MEAE
Mission Laïque
Nos partenaires
Outre-mer
DOM
Guadeloupe
Guyane
Martinique
Publications
Nos articles

L’autorité de la direction ne se négocie pas

© snalc detom

À Pointe-à-Pitre, l’autorité d’une cheffe d’établissement ne peut plus être laissée sans protection.

Le SNALC alerte sur le profond malaise qui s’installe dans un collège de Pointe-à-Pitre, où une cheffe d’établissement se trouve confrontée depuis trop longtemps à des comportements et des écrits répétés mettant en cause son autorité et dégradant les conditions de fonctionnement du service.

Il ne s’agit plus d’un simple désaccord professionnel. Lorsqu’une direction doit faire face à des contestations permanentes, à des propos ou écrits inacceptables et à des incidents fragilisant son autorité, c’est l’ensemble de la communauté éducative qui en subit les conséquences.

Une cheffe d’établissement ne peut exercer sereinement ses responsabilités sans le respect du cadre professionnel, de la hiérarchie et des règles indispensables au bon fonctionnement de l’École publique. L’autorité de la direction n’est ni facultative ni négociable : elle est une condition de la continuité du service public et de la protection de tous les personnels.

Le SNALC a, à plusieurs reprises, alerté les services du rectorat de Guadeloupe. Les difficultés signalées sont connues, les échanges ont eu lieu et des rappels au cadre ont été annoncés. Pourtant, force est de constater que la situation continue de se dégrader.

Le SNALC dénonce la légèreté avec laquelle ce dossier paraît être traité. Les déclarations d’intention, les appels à la patience et les rappels généraux ne sauraient tenir lieu de réponse lorsque les faits se répètent et que l’autorité de la cheffe d’établissement est durablement affaiblie.

À force de différer les décisions nécessaires, l’administration prend le risque de laisser s’installer un sentiment d’impunité. Cette inertie nourrit les tensions, abîme le climat de travail et laisse notre adhérente exposée dans l’exercice de ses missions.

Il ne peut exister de tolérance variable selon les personnes, les circonstances ou les territoires. Tout comportement susceptible de nuire au cadre professionnel, à l’autorité de la direction et au bon fonctionnement d’un établissement doit être traité avec rigueur et appeler, lorsque cela est justifié, les suites administratives ou disciplinaires appropriées.

Le SNALC exige que le cadre soit immédiatement rétabli et que tout personnel puisse exercer pleinement ses fonctions, sans subir de manière répétée des comportements ou des écrits portant atteinte à son autorité.

Les services du rectorat de Guadeloupe doivent désormais passer des constats aux actes. À défaut de mesures claires, fermes et proportionnées, le SNALC prendra toutes les initiatives nécessaires afin que ce dossier soit porté au niveau de la DGRH.

Protéger les personnels de direction et faire respecter leur autorité n’est pas une option : c’est une obligation institutionnelle.