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CNED: CONDITIONS DE TRAVAIL DES PROFESSEURS EN POSTE ADAPTÉ

CNED: CONDITIONS DE TRAVAIL DES PROFESSEURS EN POSTE ADAPTÉ
© Concord90 - Pixabay

L’analyse des réponses au questionnaire intersyndical sur les conditions de travail des enseignants en poste adapté (FSU-SNALC-UNSA) nous fournit des éléments précis sur le sujet.

La forte participation à ce questionnaire (50% de l’effectif concerné), malgré une courte période de passation en début d’année, témoigne de l’envie voire du besoin de s’exprimer de ces collègues loin des sites (plus de 40 pages de verbatim !).

Si les répondants estiment à 87% que leur travail au Cned se concilie plutôt bien avec les contraintes liées à leur pathologie, plusieurs éléments peuvent compromettre un exercice serein de leurs missions. Voici les chiffres qui nous semblent les plus inquiétants :
• 60% des répondants font face à une charge de travail trop importante ou trop irrégulière (et engendrant des problèmes d’organisation ou de santé).
• 44% des répondants bénéficiant d’un allègement de service pour raison médicale (29% de l’ensemble) travaillent davantage qu’ils ne le devraient.
• 28% des répondants estiment que leur hiérarchie ne tient pas compte des difficultés qu’ils rencontrent, et ce qui est au moins aussi grave, 24% n’osent pas faire part de leurs difficultés par crainte des conséquences.

Le nouveau « Cadre d’exercice des missions en poste adapté au Cned », communiqué par la direction générale en février, est applicable dès la rentrée prochaine. Il améliorera concrètement et rapidement la situation sur un seul point : le nombre de semaines de congés, jusque-là inégal selon les sites (Rennes et Lyon étant les plus pénalisés) est harmonisé (16 semaines). Le SNALC s’en réjouit. Cependant, la fixation du temps de travail hebdomadaire à 35h, court quant à elle fortement le risque de rester lettre morte si la manière de calculer la charge de travail n’est pas remise à plat, ce qui ne semble pas à l’ordre du jour.

Par ailleurs, ce nouveau cadre n’évoque pas du tout les procédures d’évaluation du travail des professeurs en poste adapté. Rien n’a été acté à ce sujet dans les travaux du groupe de travail, on peut donc en conclure que rien ne va changer. En effet, depuis la rentrée 2016, un descriptif d’obligations, devenu cette année « Charte de l’enseignant au Cned – Evaluation individualisée » liste tout ce que doivent faire les enseignants nommés (y compris l’inénarrable « être joignable sur ses heures de travail »). Un « rapport d’évaluation de la qualité » s’ensuit. Or ledit rapport, fondé pour les correcteurs sur l’extraction de copies corrigées, se fait parfois avant la présentation des critères d’évaluation (cela a été le cas cette année à Vanves par exemple) ! Ce rapport est plus perçu comme un outil de déstabilisation et de menace (pour renouvellement ou non) que comme un outil d’amélioration des pratiques individuelles et collectives.

Le Cned a raison de se prémunir, face à une tendance à la consumérisation accrue de l’éducation, qui touche l’ensemble de l’Éducation nationale : les inscrits deviennent en effet parfois très procéduriers. Mais en se focalisant sur des points parfois contestables, sans d’ailleurs juger bon d’informer les personnels évalués des copies concernées, la procédure qualité retenue est pour l’instant inadaptée, voire contre-productive. De plus, par son caractère purement formel, elle est bien loin de valoriser l’expertise pédagogique des professeurs.

Pour que nous puissions défendre au mieux vos intérêts, il faut continuer à nous demander conseil en cas de problème, et à faire des signalements dans les Registres de santé et sécurité au travail. Sur site, on peut lire ce que les autres y ont écrit ; il faudrait que l’administration les mette également à disposition de manière dématérialisée. C’est le seul moyen de faire remonter officiellement les problèmes. Il a été constaté cette année (notamment sur Rennes et Rouen), que des collègues se sont emparés de cette modalité d’action, et que l’administration a dû tenir compte de leur nombre pour reconnaître (non sans mal) que les problèmes ne venaient pas que d’eux…

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