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Le SNALC DETOM reçu en audience au vice-rectorat de Nouvelle-Calédonie le 22 février 2024

De gauche à droite : Jean-Pierre GAVRILOVIC – président du SNALC DETOM, Elisabeth RODRIGUEZ – responsable SNALC Nouvelle Calédonie, Bruno PANECHOU – responsable SNALC PLP Nouvelle Calédonie.

La délégation du SNALC DETOM composée de Elisabeth RODRIGUEZ, responsable SNALC Nouvelle Calédonie, Bruno PANECHOU responsable SNALC PLP Nouvelle Calédonie et Jean-Pierre GAVRILOVIC président du SNALC DETOM, a été reçue en audience au vice-rectorat de Nouméa le 22 février 2024 par le vice-recteur Didier VIN-DATICHE, en présence de Thierry MABRU, directeur de cabinet.

Après un tour de table, le président du SNALC DETOM a tenu à remercier le vice rectorat de l’accueil et de la tenue de cette bilatérale. Au cours de cet entretien de plus d’une heure, les points suivants ont été abordés : spécificités territoriales et inégalités des conditions d’enseignement, baisse des moyens et obsolescence des installations, enfin conditions de travail et réglementation.

Parmi les spécificités territoriales, le calendrier austral a été évoqué avec ses dysfonctionnements par rapport au calendrier métropolitain. A l’heure où la Polynésie demanderait à se rapprocher du calendrier calédonien, on voit bien qu’il est difficile de trouver des solutions pour contenter tous les territoires…

Le SNALC a réaffirmé son attachement à l’enseignement des langues vernaculaires et, entre autres, du Nengone, langue de Maré, enseignée dans un seul lycée de Nouméa.

Les détournements coutumiers de la carte scolaire ont été regrettés puisqu’ils desservent certains établissements du territoire nouméen.

A propos des disparités et inégalités des conditions d’enseignement, le SNALC a souligné que collèges et écoles primaires semblaient bien mieux lotis que les lycées. Face à l’obsolescence et à la vétusté des installations, il a été a nouveau question du « milliard de francs » disparu du budget alloué aux établissements…Bien souvent, les enseignants regrettent de devoir faire cours en apportant leur propre ordinateur, leurs enceintes audio et parfois même en partageant leur connexion internet depuis leur téléphone portable. L’absence de rideaux empêche la clarté de la diffusion d’images lorsqu’elle peut se faire. Les laboratoires de langue ainsi que les gymnases font défaut à de nombreux lycées. Certains internats doivent être absolument rénovés pour un accueil décent des élèves. Le vice-recteur a évoqué un contrat de plan engagé pour les lycées et assuré le SNALC que tout serait fait pour remédier à ces carences indignes du système éducatif calédonien dans les… dix prochaines années.

A propos des problèmes d’orientation en voie technologique et des classes surchargées, c’est à chaque CA de bien vérifier que les moyens alloués sont respectés. Nous devrions pouvoir soutenir les filières où les résultats au baccalauréat sont parfois très bas. C’est ce qui s’est passé dernièrement au Lycée Lapérouse concernant un poste de secrétariat d’intendance : les moyens y étaient ; il suffisait de mieux les affecter aux besoins de l’établissement. Le SNALC dénonce des tentatives d’instrumentalisation par les médias et encourage la volonté de transparence di vice-rectorat dans le contexte de médiatisation qui a été faite autour de cette affaire.

Concernant le pacte – hors premier degré, qui relève des Provinces – le SNALC a témoigné de chantages parfois exercés sur les personnels : en effet, les HSE ont disparu au profit d’obligations nouvelles sur les personnels si l’on veut financer en heures des projets particuliers (bac blanc du samedi matin, olympiades de mathématiques, révisions avant examens, etc.). Le vice-recteur a affirmé que 80 % des enseignants avaient signé le pacte… Le SNALC formule des réserves sur ce chiffre élevé en période de rentrée scolaire.

Les spécialités en première et terminale dégradent, depuis la réforme, la qualité des emplois du temps de tous les lycéens ; les enseignants nous ont fait remonter leurs inquiétudes quant à la longueur des journées de leurs élèves. Il s’agit d’une réforme nationale et c’est à chaque établissement de la gérer au mieux. Le SNALC a réaffirmé son soutien aux personnels qui parfois sont déçus sur le territoire, de ne pouvoir offrir la même qualité d’enseignement qu’en métropole. Les cas de renoncement au renouvellement de mise à disposition sont malheureusement nombreux, parfois jusqu’au burn-out.

A propos des conditions de travail et des réglementations, et après avoir rencontré de nombreux chefs d’établissement, il s’avère que le registre de santé et sécurité au travail (RSST), pourtant obligatoire, n’existe tout simplement pas. Il n’y a souvent qu’une simple fiche de signalement, qui ne peut en aucun cas remplacer le RSST. Alerté, le vice-rectorat dit vouloir faire le nécessaire. Ce RSST pourrait être dématérialisé comme dans certaines académies métropolitaines (Strasbourg, par exemple).

Le SNALC affirme qu’un seul médecin, un poste de RH et un psychologue, tous basés à Nouméa, ne suffisent pas pour l’ensemble des personnels du territoire. L’expérimentation des RH de proximité est un véritable flop qui n’est qu’une façade administrative pour palier aux manquements de notre institution. Le SNALC exige une véritable prise de conscience afin que tous les personnels puissent avoir accès à ces moyens de prévention de la santé au travail.

Le SNALC, alerté par plusieurs chefs d’établissements a tenu à rappeler les trois principes régaliens suivants: le diagnostic sécurité, qui engage la responsabilité pénale du chef d’établissement et doit se faire en partenariat avec la gendarmerie et le vice-rectorat, le plan particulier de mise en sureté (PPMS), qui doit être validé en CA, tout comme le protocole contre le harcèlement. Trop de chefs d’établissements déplorent avoir dû tout mettre en place à leur prise de fonction. Le SNALC a également mis l’accent sur le passage tous les deux ou trois ans de la commission hygiène et sécurité dans les ERP (établissements recevant du public). Dans certains établissements, cette commission n’a pas été vue depuis quinze ans.

Le SNALC a été sensible à de nombreux témoignages des personnels faisant état de peur, intimidation voire menaces. Alerté par quelques personnes qui se sentent démunies, le SNALC a fait savoir au vice-recteur qu’il soutiendra personnellement ces agents fragilisés et a réaffirmé la nécessité du RSST.

Enfin, le SNALC a visité pratiquement tous les établissements du territoire. Nous tenons à remercier toutes les équipes, et notamment les chefs d’établissements fort accueillants et humainement très engagés dans leurs missions, à l’exception d’une poignée de fanfarons dont l’arrogance n’eut d’égale que leur ignorance des textes réglementaires, et plus particulièrement du décret n°82-447 du 28 mai 1982 relatif à l’exercice du droit syndical. A défaut de connaître les textes, ceux-là apprendront très prochainement à connaître le SNALC

Merci à M. le vice-recteur de l’accueil qu’il a réservé à l’équipe du SNALC Nouvelle-Calédonie.

« Olé héti, Ha eked »

Didier Vin-Datiche, vice-recteur de Nouvelle-Calédonie

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