Enseigner en Polynésie Française


enseigner en Polynesie française

Généralités


La Polynésie française est située dans l’hémisphère sud, au centre de l’océan Pacifique, aux antipodes de la France métropolitaine. Le «vrai» continent le plus proche, l’Amérique du Nord, est distant de 6 500 km, l’Australie est à 6 000 km, l’Asie à près de 10 000 km et l’Europe à 18 000 km. Il y a 12 heures de décalage horaire entre Paris et Papeete (11 heures en heure d’hiver métropolitaine). Ainsi lorsqu’il est 9 h du matin à Paris, heure d’été, il est 21 h la veille à Tahiti.

La zone économique exclusive de la Polynésie française a une superficie de 5,5 millions de km2 soit une superficie aussi importante que celle de l’Europe. Elle est composée d’archipels qui comptent au total 118 îles hautes et atolls dont 76 seulement sont habités. L’ensemble de ces terres représente à peine 3 500 km2 (soit la moitié de la superficie de la Corse). Elles sont peuplées d’environ 283 000 habitants en 2017. À titre de comparaison, la France métropolitaine a une superficie de 550 000 km2 et compte plus de 65 millions d’habitants. Les îles du Vent et les îles Sous-le-Vent regroupent plus des trois quarts des habitants et des activités de la Polynésie française.


Climat


La Polynésie française jouit d’un climat tropical maritime humide, tempéré par les alizés. La saison fraîche ou hiver austral, qui dure de juin à septembre, voit les températures descendre pendant quelques semaines à 15-16° C au petit matin pour remonter à 27-28° C dans l’après-midi.

  • Tropical, car partout les températures moyennes annuelles de l’air sont supérieures à 20° C.

  • Maritime, car l’ensemble polynésien est inséré dans un milieu océanique très étendu qui joue le rôle de régulateur thermique.

  • Humide, car presque partout en Polynésie Française, sauf aux Marquises et aux Tuamotu de l’est (de Reao à Puka Puka), les précipitations annuelles sont supérieures à 1 350 mm. En Polynésie française, le taux d’humidité au niveau de la mer oscille entre 70 % et 90%.


Le mot de «saison» appliqué à Tahiti est assez abusif : dans ce climat tropical l'écart de température observé au cours de la journée est supérieur à la différence observée entre la moyenne du mois le plus chaud et celle du mois le plus froid.

Toutefois il est évident qu'il existe une tendance : les mois de l'été austral sont plus chauds et plus arrosés (en moyenne).
Été austral (de décembre à mars).
Hiver austral (le reste de l’année).


Santé


La dispersion de la population nécessite la mise à disposition de multiples structures sanitaires, dans le cadre d’une organisation mixte qui fait cohabiter un important secteur public, seul chargé des archipels éloignés et de la principale structure hospitalière, l’hôpital du Taaone - CHPF-, à Pirae, avec un secteur privé, surtout présent à Tahiti, où se concentrent trois cliniques et la grande majorité des praticiens libéraux. Directement rattachées à la direction de la santé, 126 structures publiques de proximité sont réparties dans 58 îles et 45 des 48 communes pour assurer des soins sur la plus grande partie du territoire : 4 hôpitaux périphériques, implantés à Taravao (Tahiti-Est), Moorea (Îles du Vent), Uturoa (Îles Sous-le-Vent) et Nuku Hiva (Marquises) ; 7 centres de consultations spécialisées ; 20 centres dentaires ; 13 centres médicaux ; 17dispensaires ; 22 infirmeries ; 43 postes de secours.
Un réseau inter-îles de médecins, organisant des consultations spécialisées auprès des patients éloignés, complète ces moyens. Ce réseau ne permet pas, toutefois, de faire l’économie d’un dispositif d’évacuation sanitaire (EVASAN), qui prend en charge le flux des patients transportés dans le cadre de l’urgence ou devant bénéficier d’examens spécialisés ou d’hospitalisations programmées, tant en Polynésie française qu’en métropole et en Nouvelle-Zélande, pour les cas les plus graves.
ll n’y a pas de danger d’un point de vue sanitaire en Polynésie française. Aucun vaccin n’est exigé pour entrer sur le territoire, mais mieux vaut être à jour de ses vaccinations universelles (diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, hépatite B). Autres vaccins conseillés, hépatite A, typhoïde, éventuellement rage.
Il n'y a pas de paludisme en Polynésie française, mais les moustiques peuvent transmettre la dengue.

Quatre affections endémiques sur le territoire polynésien sont utiles à connaître :

  • La dengue : maladie infectieuse transmise par les moustiques. Elle est à l’origine d’un syndrome de type grippal sévère et parfois de complications potentiellement mortelles que l’on appelle dengue hémorragique.

  • La filariose de Bancroft : C’est une maladie parasitaire due à l’inoculation à l’homme de micro-filaires par la femelle d’une espèce particulière de moustique. Une chimioprophylaxie/traitement est réalisée sur le territoire polynésien par la distribution gratuite, une fois par an, de DEC (Notézine®) et d’albendazole (Zentel®).

  • La ciguatera ou gratte : cette intoxication due à une algue se rencontre surtout chez les poissons carnivores de lagon qui concentrent les toxines au fil de la chaîne alimentaire.
    Symptômes : démangeaisons intenses de la paume des mains et de la plante des pieds, fourmillements, picotement des lèvres et du nez, jambes lourdes, maux de tête, nausées… Sans oublier l’emblématique sensation de brûlure au contact de l’eau froide.
    Il n’existe pas de traitement spécifique. La guérison est spontanée ; elle peut être rapide ou longue selon le degré d’intoxication. Après coup, il convient d’éviter tout produit marin et toute absorption d’alcool pendant au moins trois semaines.

  • La leptospirose : Cette affection rare peu fréquente, mais parfois mortelle est due à l’élimination dans les urines de certains animaux (rat et porc essentiellement), d’une bactérie appelée «leptospire». Ce microbe peut se retrouver dans l’eau des rivières à l’occasion de fortes pluies ayant une action de lessivage des sols, et dans les eaux stagnantes, se retrouve dans les rivières. Elle peut pénétrer dans l’organisme humain par contact avec la peau, en cas de petites blessures ou coupures des pieds par exemple.
    Ce microbe peut occasionner, plusieurs jours après l’infection, une fièvre avec des douleurs, et éventuellement un ictère avec poussée de fièvre et des signes hémorragiques.Conseil : Pas de baignade en eau douce (rivière) pendant la saison des pluies. Ne pas marcher pieds nus dans la boue et les eaux sales. Nettoyer le goulot des bouteilles et le dessus des boîtes de boissons avant consommation.


Exercer en Polynésie Française


Pour exercer en Polynésie Française, il faut participer à un mouvement particulier afin d'être mis à disposition pour ce territoire, c'est donc l'Éducation nationale qui continue du vous payer car vous n'êtes pas détaché. La note de service pour participer à ce mouvement est en général publiée en novembre.

Ce mouvement se déroule en une seule phase pour être affecté sur un poste précis. Aucun barème n'est utilisé, le choix ne se fait sur aucun critère définit, il est à la discrétion du ministère de l'éducation de la Polynésie.

La durée maximale d'exercice est de deux années renouvelable une fois.

Carte des collèges et lycées à Tahiti et Moorea

Carte des établissements à Bora Bora, Raiatea et de Huahine

Rémunération


Vous percevez en Polynésie française votre traitement brut métropolitain indexé (c'est-à-dire multiplié par) à 1,84 (îles du Vent, îles Sous-le-Vent) ou 2,04 (Australes,Marquises, Tuamotu).
Les fonctionnaires affectés en Polynésie Française perçoivent également une indemnité d’éloignement.
Cette indemnité s’élève à 10 mois de traitement indiciaire brut (non indexé) pour un séjour de 2 ans, majorée de 10% pour le conjoint (sauf s’il (elle) est fonctionnaire en activité) et 5 % par enfant. Elle est payée en 2 fractions, l’une dans les premières semaines qui suivent l’arrivée en Polynésie Française, l’autre à la fin du séjour de 2 ans. L’indice pris en compte est celui dont l’agent bénéficie au moment du paiement de la fraction correspondante.

Sous réserve de justifier d’une durée de service de cinq années dans votre dernière résidence administrative, les frais engagés pour le déménagement sont pris en charge sous la forme d’une indemnité forfaitaire appelée IFCR (indemnité de frais de changement de résidence). Cette indemnité est calculée en fonction de la composition de la famille du fonctionnaire, de l'attribution d'un logement administratif ou non, et de la distance kilométrique entre l’ancienne et la nouvelle résidence. Pour une affectation dans les îles Sous-le-Vent ou aux Marquises, une indemnité complémentaire s’ajoute à l’indemnité de base. Les droits à cette indemnité doivent figurer sur votre avis d’affectation si vous y avez droit.